La plupart des gens pensent que donner son sang est quelque chose que l'on fait pour quelqu'un d'autre. De nouvelles recherches suggèrent que cela peut aussi faire quelque chose pour vous. Un nombre croissant d'études en psychologie examine comment le simple fait de donner son sang est lié à votre propre sentiment de bien-être, et ce qui rend l'expérience agréable plutôt que simplement angoissante.
Les psychologues qui étudient la motivation décrivent trois besoins fondamentaux qui, lorsqu'ils sont satisfaits, tendent à faire que les gens se sentent véritablement bien : le sentiment de choisir ses propres actions, le sentiment d'être compétent et efficace, et le sentiment d'être relié aux autres. Donner son sang touche ces trois besoins. C'est un choix librement fait, cela demande de se présenter et de mener à bien quelque chose d'important, et cela vous relie, même brièvement, à un inconnu dont la vie peut en dépendre. Les chercheurs disposent désormais de preuves que cette combinaison n'est pas qu'une belle idée. Elle se traduit par des différences mesurables d'humeur et de satisfaction de vie.
Une étude en deux parties comparant des donneurs de sang actifs à des non-donneurs a révélé que les donneurs rapportaient un bien-être nettement supérieur, et que cette relation s'expliquait en grande partie par la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux, en particulier le sentiment de compétence. La même équipe de recherche a ensuite mené un essai pour tester si un court message de suivi soulignant l'impact vital d'un don pouvait renforcer ces bienfaits. Le message n'a pas directement amélioré l'humeur à lui seul, mais il a renforcé le sentiment de compétence des donneurs, ce qui était à son tour lié à un meilleur bien-être. Séparément, une étude beaucoup plus vaste menée auprès de dizaines de milliers de donneurs en Angleterre a révélé que l'anxiété liée au don augmente sensiblement le risque de se sentir faible ou mal pendant le don, en particulier chez les donneurs nouveaux et moins fréquents. Fait important, cet effet de l'anxiété n'était significatif que pour les personnes n'ayant jamais eu de réaction difficile auparavant, ce qui suggère que le déroulement des premiers dons peut déterminer si une personne devient donneuse à vie ou s'en détourne complètement.
Si une personne de votre entourage est nerveuse à l'idée de donner son sang pour la première fois, son anxiété mérite d'être prise au sérieux plutôt que d'être minimisée. La peur des aiguilles et la crainte de se sentir faible sont courantes et ne sont pas un signe de faiblesse. Proposer de l'accompagner, lui rappeler qu'il est tout à fait normal de se sentir nerveux, et l'encourager à signaler toute anxiété au personnel de collecte avant le don peuvent tous contribuer à ce que l'expérience se déroule plus sereinement. Ensuite, reconnaître ce qu'elle a accompli, plutôt que de minimiser son geste, peut aider à renforcer le sentiment de compétence et de fierté que la recherche désigne comme central dans le bienfait psychologique du don.
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