Après un événement effrayant, violent ou accablant, il est très fréquent d'avoir des souvenirs intrusifs, des cauchemars, de se sentir en alerte, ou d'éviter ce qui rappelle l'événement. Pour la plupart des personnes, ces réactions s'apaisent naturellement dans les premières semaines. Cette page vise à vous aider à faire face à ces symptômes et à repérer quand ils ont pu évoluer vers un TSPT nécessitant un accompagnement professionnel; elle ne remplace pas une thérapie centrée sur le traumatisme.
Deux choses à essayer aujourd'hui
- Revenez au présent quand un flashback ou un souvenir intrusif surgit. Ramenez votre attention vers ce qui est vrai maintenant: nommez cinq choses que vous voyez à cet instant, repérez trois sons que vous entendez, sentez vos pieds au sol et dites à voix haute la date exacte d'aujourd'hui; si besoin, appuyez-vous sur cet exercice Ancrage et Respiration pour aider votre corps et votre esprit à se réancrer dans le moment présent.
- Donnez-vous la permission de ne pas tout traiter seul(e) la nuit. Si vous remarquez que vous replongez dans les détails sans cadre, essayez de vous dire: "pas ce soir, j'y reviendrai demain à la lumière du jour", puis fixez un moment précis avec soutien (par exemple avec un thérapeute ou une personne de confiance); ce n'est pas éviter pour toujours, c'est vous protéger d'une exposition non contenue quand vous êtes le plus vulnérable.
Ce qui est fréquent, et ce qui signale le besoin de soutien
Les souvenirs intrusifs, l'hypervigilance, le sommeil perturbé et l'évitement sont extrêmement fréquents dans les jours et semaines qui suivent un événement effrayant. Chez la plupart des personnes, ces symptômes diminuent et s'estompent d'eux-mêmes en environ un mois.
Il vaut la peine de consulter quand les symptômes durent plus d'un mois, s'aggravent au lieu de s'améliorer, ou perturbent la vie quotidienne, notamment des flashbacks ou cauchemars qui gênent le fonctionnement, un engourdissement émotionnel ou un sentiment de coupure avec vos proches, un évitement si large qu'il rétrécit votre vie, ou le recours à l'alcool ou à d'autres substances pour faire face aux souvenirs. Rien de tout cela ne signifie qu'il y a "quelque chose qui cloche" chez vous; les réponses au traumatisme sont des réactions de votre système nerveux, et des approches validées comme la TCC centrée sur le traumatisme, l'EMDR et des méthodes apparentées reposent sur des données solides et peuvent aider, même des années après l'événement.
Une note sur le traumatisme complexe ou de l'enfance
Quand le traumatisme a été répété, s'est produit dans l'enfance, ou impliquait une personne censée vous protéger (souvent appelé traumatisme complexe ou TSPT complexe), les effets se manifestent parfois moins par des flashbacks d'un événement unique que par une honte persistante, des difficultés à faire confiance, ou le sentiment d'être fondamentalement différent des autres. Cela bénéficie souvent d'un travail plus long avec un thérapeute formé à l'approche du traumatisme, plutôt que de seules étapes d'auto-aide rapides.
Pour aller plus loin
- National Center for PTSD - Informations gratuites appuyées par la recherche et application d'auto-aide PTSD Coach du Département américain des Anciens combattants; utile pour tous les types de traumatisme, pas seulement liés au combat.
- NSVRC - Informations et ressources pour les personnes affectées par une agression sexuelle, ainsi que des conseils pour les proches qui souhaitent aider.
- International Society for Traumatic Stress Studies (ISTSS) - Fiches d'information grand public sur le traumatisme et le TSPT, relues par des chercheurs et cliniciens spécialistes du trauma.
- HelpGuide.org - Guides associatifs pour se remettre d'un traumatisme, comprendre les symptômes de TSPT et trouver le type d'aide professionnelle adapté.
Ce sont des points de départ généraux, pas un diagnostic ni un traitement. Les réactions au traumatisme varient beaucoup, et un traumatisme complexe ou de l'enfance bénéficie souvent d'un accompagnement avec un professionnel formé au trauma.